CAPRICCIO

Auteur : LUIGI GUALDO

Édition : Capriccio

Date : 1868

Capriccio

LUIGI GUALDO

1868

I.

In quei tempi dorati quando la Pompadour[note]Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour (1721–1764), fut la favorite officielle de Louis XV. Son influence sur la cour et les arts fut majeure, symbolisant l'apogée du style rococo.era regina di Francia per grazia dell'amore, quando le dame della corte non ſi moſtravano[note]L'usage du "ſ" long (ſ) est typique de l'orthographe française et italienne du XVIIIe siècle. Ce choix orthographique renforce l'authenticité historique du texte et son ancrage dans l'époque rococo. troppo ſovente crudeli e di tanto in tanto abbandonavano il loro cuore ai dolci capricci; – la bellezza, come nella Grecia antica, era quaſi altrettanto ſtimata nell'uomo che nella donna.[note]Dans la Grèce antique, la beauté masculine était célébrée comme un idéal esthétique et moral, associé à la vertu et au statut héroïque (statues d'éphèbes, héros homériques). Le texte établit un parallèle entre cette époque et le XVIIIe siècle, où la beauté était encore un capital social à la cour de France, notamment sous Louis XV. Ce contraste met en lumière la désacralisation de la beauté au XIXe siècle, où elle perd toute valeur pratique sans richesse ou titre.Nei noſtri tempi meno eleganti[note]Cette expression reflète une nostalgie pour un passé idéalisé (le XVIIIe siècle), où la beauté pouvait encore jouer un rôle social. Le narrateur dénonce ici l'utilitarisme et le matérialisme de la société bourgeoise du XIXe siècle, où les qualités esthétiques ou morales sont subordonnées à la condition sociale. Ce jugement de valeur souligne le désenchantement romantique face à une époque perçue comme moins raffinée., ſe un giovane ha ricevuto dal cielo una di quelle figure che li artiſti vagheggiano aſſiduamente, ma ben di rado trovano, molto ſpeſſo la ſua bellezza non gli ſerve a nulla, e nato pizzicagnolo o garzone di caffè, vive garzone di caffè o pizzicagnolo.[var]var.1877: molto spesso la sua bellezza non gli serve a nulla.[note]Gualdo supprime l'association entre le critère physique de la beauté et la possibilité d'ascension sociale. Cette confusion entre beauté et richesse est reconsidérée. La variante auctoriale crée une dissociation entre le concept de beauté et la réalité sociale. La beauté ne correspond pas à une aisance dans la vie sociale. Le verbe conjugué "vagheggiano" (désirent ardemment) souligne l'idéalisation de la beauté par les artistes, qui la recherchent sans cesse mais la trouvent rarement. L'ironie réside dans le fait que cette beauté, une fois trouvée, est inutile si elle n'est pas accompagnée de richesse ou de statut. Le champ lexical de l'art ("artiſti", "figure") contraste avec la réalité sociale prosaïque ("pizzicagnolo", "garzone di caffè"). La répétition de "pizzicagnolo" (charcutier) et "garzone di caffè>" (garçon de café) souligne l'enfermement social des classes modestes. Le lexique est dépréciatif et réducteur: ces métiers, perçus comme "vils", définissent le destin des individus, quelle que soit leur beauté. Le texte dénonce ainsi la rigidité des structures sociales post-révolutionnaires, où la naissance détermine le destin. Era ben diverſo ai bei tempi della cipria e del velluto, quando Richelieu finì col far ſalire vicino al trono la piccola Vaubernier, che divenne la ben nota conteſſa Dubarry>...... Allora non era impoſſibile che un bel giovane pel ſolo fatto di eſſerlo,diveniſſe mareſciallo di Francia e cugino del re.[note]Référence au duc Louis-François-Armand de Vignerot du Plessis (1696–1788), arrière-petit-neveu du cardinal de Richelieu. Il fut un personnage influent à la cour de Louis XV et joua un rôle clé dans l'ascension de Jeanne Bécu, dite comtesse du Barry. Jeanne Bécu, née en 1743, était une courtisane qui devint la dernière favorite officielle de Louis XV grâce à l'appui de Richelieu et d'autres protecteurs. Son ascension sociale, bien que spectaculaire, fut aussi controversée, car elle incarnait les excès et la corruption de la monarchie française à la fin de l'Ancien Régime. Ce passage illustre le thème de l'ascension sociale à travers la beauté, le charme et les intrigues de cour, typique du XVIIIe siècle. Jeanne Bécu, issue d'un milieu modeste, utilise sa beauté et ses relations (notamment avec Richelieu) pour devenir comtesse du Barry et accéder au pouvoir. Ce motif reflète une critique des mécanismes de la cour, où le mérite personnel compte moins que les alliances et les manipulations. Le texte souligne aussi l'hypocrisie d'une société qui valorise la beauté et le statut, mais méprise ceux qui en sont dépourvus.

Chiunque giungeſſe ad eſſere preſentato in ſocietà era ſicuro di fare una certa impreſſione al primo apparire, anche ſe figlio di un ciabattino, purchè aveſſe una figura elegante ed un portamento ſvelto e diſtinto.[note]Le texte explore le conflit entre l'idéologie aristocratique (la beauté et l'élégance comme marqueurs de statut) et la réalité sociale (l'origine modeste d'Armando). Ce thème est central dans la littérature du XVIIIe siècle, où l'ascension sociale par le mérite ou la beauté est souvent un motif narratif. È ciò che accadde ad Armando M., giovane pittore venuto a Parigi a ſtudiare, quando venne preſentato in ſocietà dal cavaliere di Verny, vecchio mecenate, protettore di tutti li artiſti che ſembravano promettere qualche coſa. Nel 186... non avrebbe forſe fatto impreſſione, e tutt'al più alcuni ſi ſarebbero intereſſati a lui in ragione del ſuo merito; nel 176... invece, neſſuno domandò coſa aveſſe fatto e coſa ſi poteſſe aſpettare da lui, ma non vi fu una ſola dama che non oſſervaſſe quel giovane ſenza nome e ſenza fortuna, ma idealmente bello. - Neſſuno vedendolo l'avrebbe creduto figlio di un falegname, e nato in un villaggio; vi era tanta finezza nei ſuoi lineamenti, tanta diſtinzione nella ſua fiſionomia e nei ſuoi modi che per eſſere gentiluomo non gli ſarebbe mancato che d'eſſerlo, mentre è così ſovente il contrario. Di ſtatura --, ſuperbamente fatto, bello, nella freſchezza dei ſuoi vent'anni, con due occhi pieni di fuoco, eſprimenti una ſtrana potenza d'affetto, come avrebbe potuto paſſare inoſſervato? La prima volta che venne condotto ad un ballo fu guardato aſſai, e molti fra i giovani cavalieri l'avrebbero volentieri mandato a tutti i diavoli. Egli ſi aggirava tra quella folla dorata, inebriato dal fraſtuono della muſica, dalla luce, dalla ricchezza delli abiti e delle ſale, dalla bellezza delle donne. I raggi delle gemme e delli occhi lo accecavano ad un tempo, i profumi delle ſignore gli montavano alla teſta, li ſguardi gli conturbavano il cuore....[var]var.1877: i profumi delle signore gli montavano alla testa. En occultant “li sguardi li conturbavano il cuore”, l’auteur semble renier la place du regard dans la perturbation des fonctions organiques et psychiques du personnage masculin. Le sentiment de désir, suggéré par le terme “troublant”, au sens de “qui fait naitre une émotion amoureuse, un désir charnel”, demeure honteux car il est contraire à la morale sociale. Le passage initial de cette narration suggère un déséquilibre entre facultés sensorielle et morale, pouvant amorcer une lutte entre la volonté de l’individu et de ses instincts. Le désir entrant en conflit avec la conscience et la volonté crée en effet une désaccord névrotique au sein de l’intériorité de l’individu. Le rapport entre émotion et corporeité est reconsidéré: le corps n’est plus le lieu d’expression des affects. La vue du personnage féminin n'est plus un stimulus qui suscite une réaction physiologique, présentée comme un signe de vulnérabilité du personnage masculin gualdien.La feſta era brillantiſſima, ma a lui tutta quella gioia, cui, per la ſua poſizione inferiore, non era dato prender parte, non infondeva che un ſenſo infolito di triſtezza. Se ne ſtava in un angolo della ſala, confuſo da tutto quel rumore, abbagliato da ciò che vedeva, rattriſtato dall'allegria.[note]Cette scène met en lumière l'aliénation d'Armando, qui se sent exclu de la joie collective. Le contraste entre la splendeur du bal et sa tristesse souligne son isolement social et émotionnel.

La prima ſignora cui lo ſi preſentò fu la marcheſa di S-Aubin, una delle più alla moda, e che il cavaliere di Verny conoſceva molto. Tutti ammettevano, anche i più difficili, che la ſua riputazione di bellezza non era uſurpata.[note]Les salons parisiens du XVIIIe siècle étaient des lieux de pouvoir et de sociabilité, où les marquises comme S-Aubin jouaient un rôle central dans la vie mondaine et culturelle. La marquise incarne l'idéal féminin de l'époque: beauté, pouvoir et caprice. Son personnage illustre le thème de la femme fatale, récurrente dans la littérature du XVIIIe siècle. La description de la marquise utilise des hyperboles ("belle d'inconteſtabile bellezza") et des métaphores ("portanti nella deſtra lo ſcettro magico della bellezza"), typiques du style rococo et du roman sentimental.

Il giorno che la vide, Armando fu colpito. Egli che poco ſapeva del mondo, trovandoſi d'improvviſo davanti a una di quelle donne più che regine, portanti nella deſtra lo ſcettro magico della bellezza, ſentì un'ondata di penſieri nuovi che gli empivano la teſta e fu come sbalordito da un ſenſo di ſtupore e di ammirazione. Era un po' l'amore e un po' una ſpecie d'ebrezza cagionatagli dalla viſta di quella donna così bella, circondata da tanta eleganza e da tanta opulenza. È indubitabile che l'appartamento ricchiſſimo della marcheſa aveva un po' di parte nella ſua ammirazione, e che con l'occhio ſuo d'artiſta e d'adoleſcente ſognava contemporaneamente davanti ai belli occhi della ſignora, e alle grazioſe e ricche ceſellature dorate delle cornici e della vòlta.

E aveva ben ragione. Erano pur ſplendide ambedue,la donna e la ſala ! Queſta era tutta addobbata in damaſco roſſo e argento, la vòlta dipinta nello ſtile di Boucher, tutta a puttini e feſtoni e fiori e nuvolette d'azurro e di roſa e dorature ed arabeſchi; i mobili coperti di oggetti d'arte e di luſſo, oppure fulgenti d'oro e lucenti di ſeta.[note]La description des salons de la marquise de S-Aubin utilise un style rococo, marqué par l'accumulation d'ornements, de couleurs et de motifs. Ce style reflète l'esthétique de l'époque, où l'art et l'architecture visaient à émerveiller par le luxe et la profusion. François Boucher (1703–1770) fut un peintre emblématique du style rococo, connu pour ses scènes pastorales et mythologiques. Ses œuvres décoraient souvent les intérieurs des salons aristocratiques. Le poltrone larghe di forma farebbero ora arreſtare l'occhio di un conoſcitore ſulle loro linee grazioſe, curvate nel buon ſtile, maſſiccie e inſieme leggiere; allora, coperte di raſo e d'oro, invitavano ad adagiarviſi. Le tende della ſteſſa ſtoffa che la tappezzeria cadevano riccamente in lun ghiſſime e magnifiche pieghe e frammiſchiavano per terra le loro frangie d'argento alle morbide lane del tappeto. Ah quel tappeto! - Tutto a fiori e ghirlande di vivaciſſimi colori, con le tinte così perfette da far bene a un occhio avido d'armonia, e poi così dolce al tatto, così ſoffice ſotto i piedi! Come era poſſibile non inginocchiarſi ſopra un tal tappeto, davanti una donna come la marcheſa ?

Ella era bella d'inconteſtabile bellezza. Figuratevi una donna in tutta la maturanza dei ſuoi vezzi, in tutta la pienezza della ſua avvenenza, con l'occhio penetrante che dice dei volumi ad ogni ſguardo; col corpo che avrebbe potuto ſervire da modello ad uno ſcultore, ſe non foſſe ſtato un po' maeſtoſo, coi lineamenti ben diſegnati, ſebbene un po' capriccioſi; con delle mani bianche, eminentemente patrizie che non ſembravano eſſer ſtate create che per eſſere baciate.

La prima volta che Armando la vide ella era ſeduta vicino, al fuoco viviſſimo che fiammeggiava nell'ampio camino in marmo venato, di cui ogni ornamento, ogni amorino era un piccolo capolavoro.Guardava molto fiſſamente, penſando certo a tutt'altro, una delle foglie di marmo del camino,[var]var.1877: Guardava molto fissamente, pensando certo a tutt’altro, un fiore del tappeto. mentre una mano giocava con un gioiello che le pendeva dal collo, e l'altra faceva girare macchinalmente tra le dita di neve un piccolo parafuoco chineſe. Davanti a lei, in piedi, appoggiato alla ſeta del camino, ſtava un gentiluomo ben incipriato ed elegante, di bella figura, che poteva avere un quarantacinque anni, benchè foſſe aſſai conſervato.

Non ſapeva il perchè, ma al primo vederlo, Armando lo trovò poco ſimpatico. La loro converſazione fu ſubito troncata; e poco dopo il ſignore partì , laſciando Armando ſolo con la marcheſa.

Solo con lei!.... Mille penſieri ſi aggiravano in quell'iſtante nella ſua mente. Egli penſava, guardando le pareti di quella ſala così ſontuoſa, quanto avrebbero potuto raccontare ſe aveſſero avuto la favella. Quante proteſtazioni d'amore avranno udito, quante bugie dorate, quanta eloquenza ſprecata, quanti baci derubati o permeſſi ! - E poi innalzava alla marcheſa uno ſguardo timido e fuggevole e un'immenſa amarezza gli riempiva il cuore. Oh quanto avrebbe bramato allora eſſere un giovane ricolmo di tutti i beni della fortuna, coperto di tutti li orgogli, come tanti ve n'erano che lo meritavano meno, per poter con la teſta alta, il ſorriſo ſulle labra, l'occhio illuminato dalla ſperanza, tentare la ſua forte ai piedi della dea ! E così ?..... Oh, s'egli, il giovane tollerato ſolamente in quella ſuperba ſocietà, il povero pittore, voleſſe ora arriſchiare una di quelle parole di cui mille gli montavano dal cuore alle labra, come ſarebbe ricevuto? - Gli pareva, penſandovi, di udire già quello ſcoppio di rifa feminile che verrebbe inſultante, ſottile, chiaro e vibrato come lo zampillare d'una fontana a tagliare a mezzo la ſua timida dichiarazione.

La marcheſa fu la prima a rompere il ſilenzio un po' imbarazzato ch'era ſeguito alla partenza dell'elegante viſitatore; e il colloquio cominciò e finì, eſſendo durato una mezz'ora nella quale fu detto nulla.

Armando viveva una vita abitualmente ritirata, coi ſuoi compagni, tutto aſſorto nei lavori cui ſi dedicava con paſfione; - pure di tanto in tanto rivide la marcheſa, e il penfiero di quella donna così ſeducente s'impadronì di giorno in giorno maggiormente di lui.

Il cavaliere l'introduſſe ancor più in ſocietà, e preſto molte altre ſale dorate ſocchiuſero un battente delle loro porte per laſciarlo paſſare. - Oltre i palazzi, anche le petites maiſons gli furono aperte. Ma neſſuna di tante diſtrazioni valſe a ſcemare di molto l'impreſſione che aveva fatto ſu di lui la bellezza della ſignora di S-Aubin.

Ciò ch'egli riſentiva egualmente dovunque e che lo rattriſtava di più era la poſizione ſubalterna in cui ſi trovava in faccia ai gentiluomini che lo circondavano. Anche nella più facile ſocietà delle belle impure (come dicevaſi allora) egli ſentiva ſempre l'inferiorità di chi ſi trova in una ſocietà che non è la ſua e dov'è accettato per grazia. Infatti nei gabinetti delle ballerine e delle donne galanti ſi ritrovavano li ſteſſi profumati ed orgoglioſi ſignori che ſi vedevano a corte.

Nè sì grande era la differenza tra li appartamenti. Boucher e Watteau avevano con eguale cura coperte dei loro elegantiſſimi dipinti tanto le ſale della marcheſa di S-Aubin quanto il gabinetto della Champroſé, una delle più belle di quel reggimento di belle fanciulle ch'era il corpo di ballo ai tempi della Camargo. Le dorature della vòlta erano altrettanto finamente ſcolpite in un luogo che nell'altro, e non mancavano nemmeno li ſtemmi, poichè dalla Champroſé, vedevaſi quello del conte di Pois, il ſuo amante del momento. Quì ſi radunava tutto il demi-monde[note]Ce terme désigne un milieu social hybride, à mi-chemin entre la haute aristocratie et la bourgeoisie, composé de courtisanes, artistes, femmes entretenues et d'hommes influents mais marginaux. Ce concept, bien que formalisé plus tard par Alexandre Dumas fils dans Le Demi-Monde (1855), trouve ses racines dans les salons libertins et les cercles parallèles de la société du XVIIIe siècle. Ces espaces étaient souvent perçus comme des lieux de transgression des normes sociales, où la beauté, l'art et les intrigues amoureuses l'emportaient sur les conventions rigides de la cour. Cependant, malgré leur apparente liberté, ces milieux reproduisaient aussi des hiérarchies sociales et des exclusions. d'allora, e ſebbene, anche in queſto genere di ſocietà, Armando foſſe aſſai bene accolto, ciò non impediva che quando rientrava nel ſilenzio della ſua ſtanzuccia ſentiſſe molte volte una profonda malinconia ſcendergli nell'anima, e tanto la cagionavano le belle ragazze dal cuore facile che aveva veduto dalla Champroſé, quanto le dame della corte.

L'inferiorità della ſua condizione e un po' la ſua timidezza gli ponevano ſulla fronte l'impronta di una ſerietà precoce. Se la fortuna gli aveſſe rivolto francamente il ſuo ſorriſo da ſirena, e preſolo per mano lo aveſſe condotto nella ſtrada della vita, per ſentieri ombroſi coſparſi di fiori, quella nube che gli oſcurava il viſo ſi ſarebbe diſſipata e la ſua naturale bellezza avrebbe fatto il ſuo effetto. Ma il ſecolo della Chateauroux e della Pompadour non era certo adatto ai Werther, e Armando avrebbe abbiſognato di uno ſguardo più animato, di un ſorriſo più vivace per far breccia nei cuori.[note]Cette allusion au premier roman de Goethe, Les souffrances du jeune Werther pourrait renvoyer à la nature rêveuse du personnage masculin Werther.

E intanto egli aveva la mente piena d'imagini e di penfieri che la mano fremeva di porre in eſecuzione; e ciò che più è, il cuore giovane e bramoſo di paſſione. - Orfano, raccolto dal cavaliere a cui lo legavano ſolo i vincoli della riconoſcenza, non aveva un affetto ſulla terra. - E non amato da alcuna, poco conſiderato da tutti, fiero malgrado la ſua povertà, orgoglioſo del ſuo ingegno, vivendo tra le più belle donne che ſia poſſibile ideare, era inevitabilmente infelice..... Lo ſapevano eſſe che facevano battere il cuore, ſturbavano la mente, accendevano l'imaginazione tanto all'oſcuro pittore quanto al più dorato e ricamato dei gentiluomini? Lo ſapevano eſſe che ſi può voler amare ſenza chiamarſi nè RohanMontmorency?[note]Les Rohan et les Montmorency sont des familles de la noblesse française.Quando ſi trovava ſolo e che ſi ſentiva la mente aſſediata da idee e da ſogni, penſava con forzata umiltà quanto foſſe inutile per lui il ſuo ingegno. Guardandoſi nello ſpecchio fantaſticava, e poi penſava quanto gli foſſe vana la ſua bellezza.

– « Coſa diavolo avete, mio caro ? » gli chieſe un giorno il cavaliere, « andiamo, ſcuotete quella malinconia. Eh, per Bacco, chi direbbe che alla voſtra età ſi poſſa avere un aſpetto così triſte! Coſa avete? - Siete inamorato ? - Male, amico mio. Li artiſti non dovrebbero mai eſſere inamorati, altrimenti, addio! non fanno più nulla. Intanto per diſtrarvi, queſta ſera verrete con me dalla marcheſa, dove ſiete invitato. È un meſe che non vi ſi vede più in neſſun poſto. Se fate così farete ben preſto dimenticato, e allora i voſtri quadri?...

Armando andò al ballo. La marcheſa era bella più del ſolito. Magnificamente veſtita, ſe ne ſtava accogliendo i ſuoi invitati con le ampie riverenze all'indietro le più ariſtocratiche, e con un ſorriſo ſtereotipato che laſciava vedere una fila di dentini fatti appoſta per mordere il pomo d'Eva. Portava un abito di broccato roſa laminato d'argento, aperto davanti, che laſciava vedere un ſott'abito di broccato bianco; le ſue ſpalle nude folgoreggiavano di diamanti e di ſmeraldi. Aveva un'acconciatura di teſta ſapientemente architettata, dove al bianco della cipria ſi frammiſchiavano roſe e brillanti, formando un toupé altiſſimo che torreggiava inſolentemente ſulla ſua piccola fronte di alabaſtro; e ſi faceva vento con un tenue ventaglio, vero gioiello d'oro e di madreperla, pazientemente miniato e guarnito di finiſſime e lunghe piume di cigno. Un neo vicino alla foſſetta del mento dava al ſuo viſino un nuovo brìo.

Vi era nel ſuo ſguardo qualcoſa d'ancor più trionfante del ſolito: ogni ſuo più piccolo moto aveva un ſegno di conquiſta. Riſpoſe quel che doveva al profondo ſaluto d'Armando, dopo di che, eſſendo egli penetrato tra la folla nella ſala dove ſi ballava, non la vide più per qualche tempo.

Anche queſta volta egli era rattriſtato dalla gioia ſontuoſa che gli ſi aggirava d'intorno, e non avendo, nelle piccole comedie che ſi recitavano davanti a lui che un poſto di ſpettatore, e di ſpettatore che non poteva ſempre capire, non ſi divertiva troppo e ſentiva il biſogno di ſtarſene in qualche angolo appartato dove poteſſe meditare e ſognare ſenza che il ſuo aſpetto penſieroſo aveſſe a dar troppo nell'occhio.

In fondo alla lunga ſerie di ſale, una più riſplendente dell'altra, che formava l'appartamento della marcheſa, di cui la ſala da ballo era il centro, ſi trovava un piccolo gabinetto quaſi ſempre deſerto. Era un piccolo ma elegantiſſimo ritiro. Tutto coperto di lampas celeſte, pareti e vòlta, era lievemente illuminato da una lampada d'argento di vezzoſiſſimo diſegno, chiuſa da vetri ſmerigliati e appeſa alla vòlta da un cordone di ſeta, che ſpandeva una luce miſterioſa e leggiera invogliante alla calma; e riſchiarando blandamente i muri celeſti del gabinetto, invitava al ripoſo e inſieme alla voluttà.

Se ne ſtava lì già da quaſi mezz'ora, immerſo nei ſuoi ſoliti penſieri. Egli fuggiva l'incanto di quelli ſguardi eloquenti, di quei diamanti e di quelle perle, di quelli omeri nudi e di quelle chiome fantaſtiche. Ridire le ſue meditazioni non ſarebbe che ripetere ciò che il lettore ha già capito.[var]var.1877: Egli fuggiva l’incanto di quelli sguardi eloquenti, di quei diamanti e di quelle perle, di quelli omeri nudi e di quelle chiome fantastiche. Un enorme ſpecchio, con una maſſiccia cornice di ſtile barocco, in cui le foglie e i fiori delli ornati racchiudevano alla lor volta mille ſpecchietti faccettati che luccicavano come gemme, era davanti a lui ed egli vi ſi poteva mirare da capo a piedi. Non era nè vano nè preſuntuoſo, ma certo dall'eſame della ſua perſona non poteva eſſer malcontento.[var]var.1877: Non poteva esser malcontento dall’esame della sua persona. En occultant les caractérisants “vano” et “presuntuoso”, la subjectivité du narrateur à l’égard du personnage est supprimée, en faveur de davantage de neutralité. Al tempo ſteſſo ſentivaſi una potenza d'amore che abbiſognava di eſpanderſi, e nella ſua mente tanti penfieri ſi affollavano da non dubitare che ſe aveſſe potuto parlare francamente a una di quelle donne che vedeva a pochi paſſi da ſè, ſarebbe ſtato di una facondia ben perſuaſiva e traſcinante. Dall'uſcio aperto egli ne vedeva una, la conteſſa di Grives, che in quel momento ſi diceva aveſſe avuto l'onore di eſſere oſſervata dal re, e che ſe ne ſtava converſando con un ſignore veſtito del color dell'ambra. Quanto era bella!... Di un'avvenenza affatto diverſa da quella della S-Aubin, non era per queſto meno ſeducente. Alta di ſta tura, ſottile d'aſta, benchè aſſai ben fatta, il ſuo buſto ſi allargava come il calice di un fiore dallo ſtelo, moſtrando le più bianche ſpalle che ſiano mai ſtate create; il profilo del ſuo viſo era puriſſimo e i ſuoi grandi occhi celeſti avevano un'eſpreſſione calma ed ingenua che contraſtava con la ſenſualità della ſua bocca purpurea. Armando la guardava fiſſamente, ma che coſa poteva egli pretendere? D'improvviſo la bella viſione ſcomparve. - Porgendo la mano al ſuo cavaliere, la conteſſa ſe n'era ritornata nella ſala da ballo, ed egli ſi trovò di nuovo completamente ſolo ed avvolto nelle ſue fantaſticherie; quando inaſpettatamente un lieve fruſcio di gonna dietro a lui gli fece voltare rapidamente il capo. Nella penombra d'una porta di ſeta che, chiuſa, non ſi vedeva, ſtava la padrona di caſa, belliſſima e ſorridente al ſolito di quel ſorriſo dolce ed ironico, a un tempo che tanto turbava il noſtro eroe. Ell'era ſtata nelle ſue ſtanze ed ora ritornava alla ſala da ballo, paſſando a caſo per quel gabinetto ſolitario,[var]var.1877: Ell’era stata nelle sue stanze ed ora passava a caso per quel gabinetto solitario La partie de la phrase “ ritornava alla sala da ballo” supprimée en 1877 amène à une reconfiguration ponctuelle de l’actio du personnage. dove non ſi aſpettava di trovare Armando. Queſti commoſſo, arrossì fino alli occhi, ſi alzò in fretta e balbettò qualche parola incoerente. – «Ah, ah, tutto ſolo ſignor pittore! » eſclamò la marchesa. « Ma che fate mai quì ? » Ella ſi accorſe quanto egli foſſe imbarazzato, ma finſe di nulla vedere e ſorridendo ancora, proſeguì : – «State ſtudiando ciò che Watteau ha dipinto quì così capriccioſamente (accennando col ſuo ditino di fata), o vi ſtaccate dalla folla ſolo poeticamente per ſognare ai belli occhi della fanciulla del vostro cuore...." [note]Antoine Watteau (1684–1721) est l’un des peintres majeurs du début du XVIIIᵉ siècle et le fondateur du genre des fêtes galantes. Son œuvre se caractérise par une poésie mélancolique, une atmosphère d’élégante rêverie et une attention particulière aux jeux de regards et aux gestes suspendus. Chez Watteau, la grâce mondaine dissimule souvent une fragilité émotionnelle et un sentiment de désillusion, ce qui contraste avec l’apparente légèreté de la société aristocratique représentée. La référence à Watteau dans ce passage renforce l’esthétique rococo du décor tout en introduisant, en filigrane, une tonalité mélancolique qui fait écho à la sensibilité tourmentée du personnage d’Armando.

Era la prima volta che la marcheſa gli parlava ſu queſto tono. I diſcorſi che avevano tenuti fino allora, anche nelle rariſſime volte che ſi erano trovati ſoli, erano ſempre ſtati dei più frivoli e cerimonioſi. Perchè ora gli parlava così certo ella non ſe lo ſarebbe ſaputo ſpiegare nemmeno a ſè ſteſſa. Armando ſi ſentì ſtranamente turbato, udendo quella donna parlargli tanto famigliarmente, benchè vi foſſe nella ſua maniera una punta d'ironia maligna che non ſapeva capire.[var]var.1877: Armando si senti stranamente turbato, benche vi fosse nella sua maniera una punta d’ironia maligna che non sapeva capire. A nouveau, la suppression porte sur l’origine de l’état physiologique du personnage masculin (sensation de trouble) au contact du personnage féminin. Cette fois, ce trouble nait de la perception de la voix féminine et non de l’échange de regard. Non ſe l'era mai detto, ma oramai il ſuo cuore palpitava per la marcheſa come non aveva mai palpitato. Il turbamento che, qualunque delle belle donne ch'egli vedeva cagionavagli, non era da confrontarſi con l'eſtaſi in cui la contemplazione della marcheſa lo immergeva. Le altre gl'infiammavano l'imaginazione, queſta il cuore; era invidioſo dei giovani che avvicinavano la conteſſa di Grives o la Champroſé, di chi corteggiava la marcheſa era geloſo. Inoltre, quella ſera ell'era diverſa dal ſolito. Le ſue guancie erano tinte di un roſeo più vivace, i ſuoi occhi ſcintillavano più micidiali del ſolito, vi era in ogni ſua parola, in ogni ſuo movimento una ſtraordinaria animazione; e nella lentezza regale dell'incedere qualcoſa di più trionfante che mai.

Armando in quel punto non aveva molto la teſta a caſa, e fu con voce tremante che riſpoſe: – « No, ſignora marcheſa, non mi è permeſſo ſognare. Non mi è lecito nemmeno di penſare a quella a cui darei la vita. » Appena pronunciate queſte parole, che gli ſgorgarono quaſi involontariamente, il roſſore della confuſione gli montò al viſo. La marcheſa, con quell'iſtinto di donna che non sbaglia mai in ſimili coſe, compreſe tutto e un ſorriſo ſatirico e maligno paſſò ſulle ſue labra roſee. - Volle ſpingerlo fino in fondo, e riſpoſe con una intonazione dolciſſima: – « Davvero? Ve ne compiango. Ma perchè ſiete tanto perſuaſo della crudeltà feminile? Con la voſtra figura...... col voſtro ingegno..... potete aſpirare a molto », e uno ſguardo inebriante ſeguì queſte parole. Armando ſentì tutto il ſangue che gli rifluiva al cuore. – « Fatemi le voſtre confidenze », proſeguì la marcheſa con un'eſpreſſione indeſcrivibile e uno ſguardo da ſirena. « Chi è la bella? » Armando volle riſpondere qualcoſa, ma le parole non gli venivano. Aveva la teſta ſconvolta. Afferrò febrilmente la mano della marcheſa e la coperſe di baci ardenti. Ella, cui non ſi oſava che baciare riſpettoſamente la cima delle dita, non ſe ne offeſe, ma continuò pacata e ſempre con una ſtrana eſpreſſione: - – « Queſta non è una riſpoſta. Ditemi chi è queſta bella che v'inamora tanto, invece di baciar le mani a me», ſoggiunse ridendo affatto. « E non oſate nemmeno penſare a lei? Ma chi è mai dunque? forſe la conteſſa di Grives? » Al povero pittore pareva che tutto il gabinetto giraſſe innanzi alli occhi. Fu preſo da una ſpecie di vertigine e dimenticò tutto. Dimenticò di eſſer povero, di eſſere un oſcuro artiſta, non ſi ricordò più la diſtanza che lo ſeparava dalla donna che gli era davanti; ſvanirono tutti i ſuoi proponimenti di morire piuttoſto che ſvelare il ſuo ſegreto, tutte le ſue paure del ridicolo non le compreſe più , tutte le ſue fierezze ſcomparvero.[note]La fin tragique d'Armando, rejeté par la société aristocratique malgré sa beauté et son talent, illustre le thème romantique de l'artiste incompris. Le texte suggère une critique sociale des inégalités de l'Ancien Régime, où la naissance prime sur le mérite.

Egli cadde a piedi della marcheſa. – « Siete voi! . . . . . » gridò con eſaltazione, « ſiete voi che amo, voi per cui darei tutto, voi che mi avete turbato il cuore, la mente; voi cui appartengo dal primo giorno che vi vidi, voi che ſiete bella, che ſiete ſplendida, voi che d'un uomo potete fare un dio ! oh abbiate pietà poichè vi amo!...... Non mi reſpingete, ſiate buona quanto ſiete bella. Vedete, non ſono pazzo, ma ſe tacevo ancora, lo diventavo. E avrei taciuto ſempre ſe nei voſtri occhi divini, sfavillanti, non mi foſſe ſembrato ſcorgere un po' di perdono. Ma voi m'avete parlato, m'avete perdonato, m'avete..... Uno ſcoppio di rifa il più franco, il più ſchietto, fu la riſpoſta. – Intanto molte ſignore e gentiluomini, attirati dal rumore, ſi erano avvicinati. Tra queſta vi era il ſignore color d'ambra che prima parlava con la conteſſa di Grives. Era Richelieu. – «Venite, ſignori, venite », diſſe la marcheſa, alzando la voce allegramente, « quì c'è la comedia a buon mercato. ll ſignor..... come ſi chiama?..... ſapete, il pittore..... che mi fa una dichiarazione. Ma non faccio per celia; una vera dichiarazione in tutta forma! » - Tutti ſi avanzarono guardando Armando. I più vicini ſi miſero a ridere con quell'inſolenza che allora era di moda. Egli cadde ſu una ſedia, coprendoſi la faccia con le fale ſorridente come prima. – « Oh, oh ? è inamorato di voi il protetto di Verny », diffe il duca, « e glielo permettete ? – «No, duca », ella riſpoſe, «è ſtata così un'idea pazza che mi è paſſata per il capo. Mi ſono divertita un poco a ſue ſpeſe. Sapete, noi altre donne abbiamo la paſſione di far delle vittime. – « Eh, lo ſo pur troppo!..... » replicò Richelieu con un ſoſpiro. – « Ah, voi non avete poi diritto a lamentarvi. Avete preſo la noſtra parte », ſoggiunſe la marcheſa, lanciando un'occhiata che diceva molto. – «Non mi lamento», diſſe il duca, baciandole la mano. « Queſta ſera ſono il più felice dei mortali!..... E a propoſito di vittime, coſa avete fatto di Breteuil?.[var]var.1877: -Non mi lamento, disse il duca, baciandole la mano !... E a proposito di vittime, cosa avete fatto di Breteuil ? La phrase « Questa sera sono il piu felice dei mortali ! » prononcée par le personnage du duc et supprimée dans un second temps pourrait renvoyer à un intertexte: celui du poème Canto nottturno di un pastore errante dell’Asia (1829-1830), publié dans l’édition florentine des Canti (1831) de Giacomo Leopardi Temo che vene ricordiate ancora. – «Avevo dimenticato la ſua eſiſtenza. Oh, ma eccolo là ſu quell'uſcio. Guardate, guardate come ha l'aſpetto triſte. Se Armando foſſe ſtato lì avrebbe riconoſciuto in Breteuil il ſignore che aveva veduto dalla marcheſa nella ſua prima viſita. – « Non ho dunque più rivali... » continuò Richelieu. – « Neſſuno, duca. Uno forſe. Quel pittore che porta, credo, il voſtro nome, – « Ma ſe l'avete maltrattato ? – « Non importa! – « Dunque, marcheſa, vi piace? – «Oh, alla follia! » replicò la St-Aubin, ridendo come una pazza. - Lo diceva ironicamente, ma chi fa ? - forſe non del tutto.

II.

Fu aſſai forte l'impreſſione che coteſta ſcena crudele fece fu Armando. Ne fu come sbalordito e intimamente addolorato. Capì che la ſocietà non era fatta per lui. Egli non era della ſua epoca. Un altro non ſi ſarebbe laſciato abbattere da uno ſcacco, anche inſultante; avrebbe aſpettato con pazienza, avrebbe ſtriſciato, avrebbe imparato l'arte del cortigiano, avrebbe affunto quella maſchera di allegra sfrontatezza che piace, avrebbe lavorato aſſiduamente a farſi un nome e ſarebbe riuſcito a molto. Forſe ſapendo fare, eccitando la curioſità di quella donna capriccioſa, come Richelieu aveva ſoppiantato Breteuil egli ſi ſarebbe fatto cedere il poſto da Richelieu. Tutto era in ciò poſſibile ſotto il regno della Pompadour. Ma per queſto biſognava eſſere abile, ed egli non lo era; biſognava eſſere freddo, ed invece il ſuo cuore batteva fortemente; biſognava eſſere ſvelto e ardito, ed egli invece era timido ed impacciato. Biſognava ſaper ſopportare umiliazioni e ſconfitte;[var]var.1877: bisognava vincere audacemente gli ostacoli, saper sopportare umiliazioni e sconfitte farſi piccino per parare i colpi e poterſi poi ſollevare ad abbattere gli altri.

Egli ſi rinchiuſe nella ſua ſoffitta, naſcondendoſi da tutti. Aveva cambiato alloggio e nemmeno Verny lo ſeppe ritrovare. Uſciva ſolo e di rado in qualche luogo ſolitario, e neſſuna delle donne che aveva conoſciuto, nè le dame della corte, nè le fanciulle leggiere non lo rividero più. – « E il voſtro protetto?» domandò un giorno la Champproſé al cavaliere, « lo avete abbandonato? Coſa ſuccede che non lo ſi rivede più? – « Non lo ſo neppur io », riſpoſe Verny. «Coſa volete? È per me un enigma. Non capiſco davvero che grillo gli ſia venuto in capo. Non l'ho riveduto più e non ſo dove andarlo a cercare. È un vero peccato perchè prometteva aſſai. » Il cavaliere non riſparmiò alcuna indagine per trovare il luogo di ritiro del ſuo protetto, ma tutte le ſue ricerche furono lungamente infruttuoſe. Tre meſi paſſarono ſenza ch'egli poteſſe averne alcuna notizia.

Finalmente un giorno il ſuo cameriere vide Armando per via, ed avendolo ſeguito, venne a portare al padrone l'indirizzo da tanto tempo cercato invano. In queſto modo Verny venne a ſcoprire il rifugio dell'artiſta e all'indomani, ſalite faticoſamente le ſporche ſcale di una caſa ſituata in una delle vie più oſcure del Marais, picchiò all'uſcio della ſoffitta d'Armando. – « Avanti! » fu detto dall'interno. Egli ſpinſe l'uſcio ed entrò.

Era una ſtanza piccola, baſſa, informe - ma chiara. Il ſole dardeggiava contro i vetrini impiombati della fineſtra e illuminava allegramente le malinconie del pittore. Un letto, un tavolo, due ſedie e uno ſgabello erano la mobilia. Armando era ſtato ammalato - ed ora non lavorava più ed era povero. Però davanti allo ſgabello ſtava un cavalletto. Vi era ſopra una tela, ma coperta da uno ſtrato di ſeta verde. Armando lo riponeva quando il cavaliere entrò. Verny fù doloroſamente ſtupito del ſuo aſpetto. La malattia era ſtata forte ed egli aveva per molti giorni delirato, ripetendo allora ad ogni momento il nome della marcheſa, ora pronunciato con accento di rabbia, ſpeſſo con accento d'amore...[var]var. 1877: ripetendo allora ad ogni momento il nome della marchesa. La variante auctoriale porte sur la verbalisation du personnage. Le dualisme présent dans le couple antiphrastique rabbia/amore est gommé en 1877, occultant la capacité du personnage à verbaliser ses états affectifs.Ora era guarito, ma i bei colori della ſalute non erano tornati ſul ſuo viſo; egli era cambiato aſſai. Era dimagrato ed aveva le orbite cinte d'un cerchio color di piombo; ſolo lo ſguardo gli reſtava ſempre. Naturalmente eſile, di non molta ſalute, ſtancato dalli ſtudi, dalla povertà, il tocco della paſſione gli era ſtato terribile. L'aria mefitica delle ſale non era fatta per lui.

Intanto, una toſſe leggiera - ma continua, oſtinata lo aveva preſo e non lo abbandonava più. Il male faceva quotidianament rapidi progreſſi, e la vita che conduceva non poteva che affrettarne il corſo. Vernych'era un uomo di ſpirito e di cuore, fu addolorato dello ſtato d'Armando e cercò ogni modo poſſibile di diſtrarlo. Gli rimproverò vivamente di eſſerſi per tanto tempo naſcoſto.

Egli ſapeva confuſamente la ſcena del ballo e ſenza particolareggiare tenne ad Armando un lungo diſcorſo ſulle donne e ſull'amore, dicendogli (come ſempre in ſimili caſi) ciò che il giovane ſapeva quanto lui, ma non per queſto poteva porre in eſecuzione. Partì, eſſendoſi fatto promettere dal ſuo protetto di cercare di diſtrarſi.

Che accadeva intanto della marcheſa? Nei tre meſi che erano traſcorſi dalla notte del ballo non aveva più penſato ad Armando.

Ritroviamola ora alla mattina del giorno in cui finalmente Verny aveva ſcoperto il ritiro dell'artiſta.

I dodici colpi del mezzogiorno erano già ſcoccati, eppure le impoſte della ſua camera da letto erano ancora ſocchiuſe. La cameriera vedendo che la ſua padrona dormiva ſempre, ne aveva ſoltanto ſemiaperta una ed era ripartita. Da queſta un indiſcreto raggio di ſole veniva baldanzoſo a far viſita alla bella ſignora, come rimproverandola della ſua indolenza, e con una famigliarità un po' impertinente le ſi poſava ſul bel viſo addormentato. Ella ſi ſcoſſe, ſocchiuſe li occhi ed aprì la bocchina in tutta la ſua eſtenſione, dando in un prolungatiſſimo sbadiglio. In quell'iſtante, d'improvviſo, così, ſenza un motivo, come quel raggio di ſole era penetrato a poſar ſul ſuo letto, un penſiero le attraverſò la mente. Il penſiero d'Armando. Eran tre meſi ch'ella non lo aveva veduto ed in quel tempo, di ben altro occupata, non ſi era più affatto ricordata di lui. Perchè dunque, ſi dirà, proprio quella mattina un tal penſiero attraverſò la mente? Perchè? Ah, la ſaprebbe lunga chi ſapeſſe il perchè di tutti i penſieri che paſſano per il capo delle ſignore come la marcheſa di St-Aubin.

Il fatto ſta che alla mattina di quel giorno la marcheſa penſò ad Armando. Penſò a lui - e un ſorriſo le sfiorò le labra. Un ſorriſo che per tradurlo, ſe foſſe poſſibile, ci vorrebbe la coltura d'Aſpaſia, l'eſperienza di Ninonde l'Enclos[note]Aspasie, figure intellectuelle et érudite majeure de la philosophie grecque, incarne la résilience féminine face à la misogynie de son époque. Ninon de Lenclos (1620-1705) incarne le modèle féminin de la courtisane. Pleine d'esprit, elle a rayonné pendant plusieurs décennies sur les salons aristocratiques parisiens. e l'imaginazione di un poeta orientale.

Queſto nuovo penſiero la occupò talmente, che malgrado aveſſe già guardato l'ora alla pendola dorata del camino, pure reſtò per una mezz'ora immobile, ſoſtenendoſi la teſta con le mani incrocicchiate ſotto la nuca e guardando fiſſamente lo ſpazio. Finalmente ſi ſcoſſe, allungò il braccio bianchiſſimo, facendo ſcorrere in giù la manica tutta coperta di trine, verſo il cordone di ſeta del campanello e diede un lieve colpo che fece apparire all'iſtante la cameriera. – « Berta », diſſe la marcheſa, « ſpalancate la fineſtra, portatemi una tazza di cioccolata, preparatemi una veſte da camera e andate a dire a Laroſe che vada dal cavaliere di Verny e gli annunci che ho affoluto biſogno di parlargli e che lo ſupplico di venire all'iſtante. »

Berta, ſenza ſcomporſi, eſeguì in ſilenzio queſti molteplici comandi l'un dopo l'altro e con un'ammirabile preciſione; e un quarto d'ora dopo, la marcheſa, avvolta in un'ampia veſte da camera bianca e roſa tutta coperta di trine A era ſeduta in una poltrona con una tazza di cioccolata tra le mani, illuminata dal ſole ch'entrava dalle fineſtre, ſolo difeſe dalle cortine di ſeta che coprivano i vetri, e riceveva da Laroſe la riſpoſta del cavaliere, il quale le prometteva di venire all'iſtante.

La ſtanza da letto della marcheſa era tutta color albicocco. Il letto, in legno bianco e oro, aveva delle tende ampiſſime dello ſteſſo colore a frangie d'argento e d'oro, foderate di raſo bianco. I mobili, pure in bianco e oro erano elegantiſſimi di forma, ma peſanti e pure albicocco, tranne la poltrona ſu cui era ſeduta la marcheſa ch'era di damaſco bianco.

Verny entrò ed ella ſubito gli chieſe d'Armando. Egli riſpoſe quello che ſapeva, raccontò come l'aveſſe trovato e in quale ſtato e finì dicendo con un ſorriſo, che ſoſpettava un poco lei di eſſere, in parte, la cauſa del male.

Il viſo della marcheſa preſe una ſtrana eſpreſſione. – «Se ſono io che ha fatto il male, voglio rimediarvi, cavaliere. Non ſapeva tutto ciò. Andate dal voſtro protetto, ve ne prego, e ditegli che voglio parlargli. – « Sarà fatto, marcheſa. Ma non credo che verrà. – « Ed io dico di sì. Andate, andate, mio caro, e ſiate buono tanto da darmi ſubito la riſpoſta.

Il cavaliere andò da Armando e tornò nella ſteſſa giornata dalla marcheſa. – « Il noſtro amico non vuol venire; mi ha pregato di farvi le ſue ſcuſe. Credo che non ſia ancora guarito abbaſtanza per moverſi.

E Verny, così dicendo, ſorriſe. La marcheſa rimaſta indiſpettita, non laſciò però nulla travedere, e ringraziatolo, congedò Verny molto amabilemente. Appena fu eſcito, andò a ſederſi a un piccolo mobile in laque poſto vicino alla fineſtra. Preſe una penna e tracciò le ſeguenti righe ſopra un foglio di carta profumato all'ambra.

« Avete torto. Perchè mi tenete ancora il broncio? Volete ſtare eternamente in collera ? Ho veramente biſogno di parlarvi, di darvi una ſpiegazione. Non dubito che queſto vi deciderà: venite, ve ne prego. Vi aſpetto con impazienza, non voglio vedere alcuno prima di voi ». Marcheſa Di S-AUBIN.

Poi agitò un campanello d'oro che ſtava ſulla tavola. – « Berta, mandate queſta lettera al ſuo indirizzo. » Il biglietto era ſtato accuratamente piegato, un piccolo ſigillo con inciſo un amorino, impreſſo nella ceralacca odoroſa era ſtato applicato in un angolo, e ſull'altra parte leggevaſi l'indirizzo di Armando, che le era ſtato dato dal cavaliere.

Mezz'ora dopo Laroſe portava la riſpoſta. La marcheſa l'aprì con impazienza. Era aſſai laconica; ſolo due righe nelle quali ſi ſcuſava di non poter ubbidire al ſuo cenno, cauſa la ſalute ancor malferma.

Ella ſi morſe le labra e quella ſera litigò per un'ora con Richelieu, annoiandolo talmente, che contro alle ſue abitudini di diplomazia galante, ne parlò alla marcheſa di Prie, che appunto allora incominciava a corteggiare.

III.

La Corte ſi era traſportata a Verſailles. Il re, con la « marcheſa », come i cortigiani chiamavano la Pompadour, vi andavano ſpeſſo, preferendo i giardini di Lenôtre al Louvre; e in quello ſplendido ſoggiorno, ancora tutto pieno delle memorie del gran re e del gran ſecolo, le feſte le più brillanti ſi ſuccedevano, una più variata dell'altra: balli, ricevimenti, caccie, recite, e frammezzo a tutto queſto i facili intrighi, improntati della leggerezza del tempo, ſi legavano, rompevano e riannodavano inceſſantemente.

Poche ſere dopo ciò che è ſtato narrato, le ſale di Verſailles ſi aprivano per un ballo ſontuoſo. Le ſale di

Diana

e d'

Apollo

, quelle della Primavera e delle Muſe, e tutti quel magnifici appartamenti, improntati del marchio di mitologia galante che Luigi XIV aveva poſto ſu tutto, erano illuminati a far impallidire il ſole. Le più belle ſignore paſſavano e ripaſſavano, dando la mano, anzi la punta delle dita ai loro affettati cavalieri e camminando un po' di profilo per non guaſtare i loro paniers, tutte fulgenti di gemme, in cui i mille lumi dei candelabri ſi riflettevano mille volte, tutte ſuperbamente vezzoſe ed abbellite dai loro trionfi. La loro bellezza non era forſe quella da inamorare un poeta, poichè la cipria naſcondeva i loro capelli, il belletto ed il bianco coprivano le loro guancie d'un leggiero ſtrato come di vernice, le labra erano ravvivate dal minio, le ciglia, li occhi, tutto era dipinto; i fianchi erano artificiali. Pure erano ben ſontuoſamente belle, con le loro bocchine di corallo, coi loro veſtiti lucichianti, con le affettate movenze di teſta e di ſpalle, con la pronunzia ſmangiata e coi loro ſguardi ſapienti. – Nella ſala da ballo, accompagnate dall'orcheſtra, venti coppie ballavano il minuetto. I gentiluomini, coperti di raſo e di velluto al par delle ſignore, facevano ſtriſciare la punta del piedi, tenendo follevati i loro alti talloni roſſi, e ſi movevano effeminatamente, porgendo con grazia la deſtra alla ballerina, con un movimento arrotondato del braccio, mentre la ſiniſtra poggiava ſulle impugnature d'oro e di madreperla delle loro ſpade, che ne ſottili foderi di velluto, ſollevavano le ampie falde delli abiti di color tenero e riccamente ornati. Pareva intanto che le galanti paſtorelle e i mille amorini della vòlta ſorrideſſero a queſto ſpettacolo e ſi moveſſero lievemente anch'eſſi, tra i dolci ſuoni dei violini, frammezzo alle loro ghirlande di fiori. - Le pareti erano ornate dei capolavori di Vanloo, e Luigi XIV, in piedi, in fondo alla ſala, imponeva ancora, benchè dipinto.[note]Famille d’artistes d’origine néerlandaise, les Van Loo s’illustrent en France et en Italie au XVIIIe siècle. Leur parcours reflète la mobilité des artistes de l’époque, entre mécénat royal et réseaux aristocratiques.

In una ſala d'angolo, tutta piena di dipinti di maeſtri, vi era un piccolo crocchio che circondava il conte di Choiſy, uno dei ſignori più alla moda, il quale ſtava raccontando qualcoſa che pareva intereſſaſſe moltiſſimo il ſuo piccolo uditorio. Egli aveva una gran riputazione d'uomo di ſpirito, ma non troppo meritata. – « Si deve confeſſare », ſtava dicendo la conteſſa di Grives, «ch'è uno de più bei giovani che ſi poſſano vedere. – « Queſto poi sì! » eſclamò una piccola ſignora, che ſebbene ſembraſſe vicina ai cinquant'anni, aveva ancora molta preteſa. « Io non lo aveva molto guardato; chi guarda quella ſpecie di gente? Ma ora che l'ho ben oſſervato devo confeſſare ch'è un piccolo Apollo. – « E lo fa la marcheſa di S-Aubin , ſoggiunſe Choiſy ridendo. «Vi aſſicuro l'autenticità di ciò che vi ho narrato. – « Ma ne ſiete certo ? – « Certo quanto che voi ſiete queſta ſera d'una bellezza irreſiſtibile, conteſſa. Mi voglio appiccare domani ſe non è vero che ho veduto coi miei occhi Laroſe che ſaliva la ſcala della dimora di quel pittorello - di cui non ſo, del reſto, perchè ſi parli tanto », aggiunſe ſtizzoſamente. – « Ma ſiete certo che abita dove dite ? – « Me ne ſono informato e lo ſo di ſicuro! - E il più bello di tutto è che il giovane è etico marcio e dicono che tutto queſto ſia per colpa della marcheſa. Pretendono che ſul principio ella ſi ſia beffata di lui. Forſe qualcuno ſe ne ricorderà, parlano d'una ſcena ſucceſſa al ballo della marcheſa ſteſſa. Io era allora in Inghilterra. - – «Oh mi par di ricordarmi di qualche coſa!.... Ma ſapete che ſe è vera la ſtoria è ſtranamente bella e che fra due giorni farà il giro di Parigi? Si ſuſurra che il re voglia fermarſi quì ſolo alcuni giorni. Appena a Parigi me ne informerò. »

Il piccolo crocchio ſi ſciolſe e Choiſy appoggiandoſi al braccio di Breteuil, rientrò nella ſala da ballo. – « Ne ſei ſicuro, conte ? – « Sicuriſſimo, cavaliere », riſpoſe Choiſy. « Ora poi ſi dice anche di più, ſi pretende che anche la conteſſa di Grives ne ſia un pochino invaghita. Aveva un bel fare la diſinvolta, ſi capiva ora che il mio diſcorſo la intereſſava molto. - – « Per Dio! queſto pittore è noioſo! Ma ora ſi racconta che è ammalato, pallido da far pietà. – « È forſe quello che piace. Le donne ſono tanto capriccioſe!.... » In quel momento un giovane delle guardie di S. M. ſi avvicinò a loro: - - – « Parlate del pittore ? – « Sicuro, capitano », riſpoſe Breteuil. « Oramai non ſi parla più che di lui... – « Sapete che la Champroſé ieri ſera mi diſſe che ne è inamorata? – « Anche lei?.... Il diavol le porti tutte! » eſclamò Choiſy. – « Ma guardatelo là ! » diſſe Breteuil. «Anche a Verſailles deve venire? »

Infatti ſe ne ſtava vicino ad una porta, converſando con Verny. Egli era pallidiſſimo. Si vedeva che il ſuo male ineſorabile progrediva e che malgrado i ſuoi apparenti trionfi, tutto era finito per lui.

Ma, dirà il lettore, come è avvenuto un tale mutamento? Perchè ſe ne parlava tanto? - Perchè? - Ah domandar dei perchè ai tempi di Lebel.[note]Philippe le Bel (1268-1314), roi de France de 1285 à 1314, marque un moment charnière entre XIIIᵉ et XIVᵉ siècles par le renforcement de l’autorité monarchique et la rationalisation du gouvernement royal. Tutto allora era guidato dal capriccio. La ſua ſtoria con la S-Aubin, ſviſata, raccontata in mille modi diverſi; la ſimpatia che la marcheſa poi ſembrava realmente aver avuto per lui, l'avevano d'un tratto meſſo di moda, e ſubito, dall'eſſer nulla, divenne l'eroe del quarto d'ora. Sotto la Pompadour queſto non era inſolito. La ſua figura triſte, che lo aveva ſul principio quaſi reſo antipatico e che aveva impedito alla naturale bellezza di fare il ſuo effetto, dopo la ſpecie d'intrigo con la marcheſa era diventata un vezzo, e il ſuo pallore malaticcio che non poteva piacere ſenza motivo a tempi di Richelieu, ora che ſe ne ſapeva il perchè e che dava luogo ai pettegolezzi, lo rendeva intereſſante, come ſe foſſe viſſuto ai tempi di Goethe e di Byron.

Laroſe, il ben noto cameriere della ſignora di S-Aubin, era ſtato veduto mentre ſaliva le ſcale del pittore con una lettera in mano. Dunque egli era l'amante della marcheſa. Povero ragazzo! Era ben lungi dall'eſſerlo; ma ciò era baſtato per metterlo di moda.

Com'era venuto a quel ballo ? - Il cavaliere era andato a prenderlo, e credendo che un po' di diſtrazione gli farebbe bene, l'aveva quaſi coſtretto a venire. Verny gli voleva bene; ma dacchè non aveva più la febre lo credeva in via di guarigione e ſupponeva che i divertimenti lo guarirebbero anche dai mali morali, tanto più ora che ſembrava avviato ſulla ſtrada della fortuna. Ma quanto ſi sbagliava! Armando era veramente ammalato e al ballo di Verſailles ſtava peggio del ſolito. Benchè ſemplicemente veſtito egli era però talmente bello nel ſuo pallore, che pochi nelle ſale potevano competere con lui.

Venne preſentato alla conteſſa di Grives, la quale lo accolſe con una così marcata preferenza da far girare un tantino la teſta alla perſona la meno vana della terra. Ella ſtette con lui aſſai lungamente, quaſi compromettendoſi e furono tante le occhiate, le parole a doppio ſenſo, che Armando ne rimaſe un po' sbalordito.Ma ormai ogni forza di volontà, ogni ſcintilla era ſpenta in lui e con la ſua ſolita timidità per di più, oltre al diſguſto provato, non poteva penſare a vendicarſi della ſcena del ballo.[var]var. 1877: Ma ormai ogni forza di volontà, ogni scintilla era spenta in lui e con la sua solita timidità per di piu, non poteva pensare a vendicarsi della scena del ballo.

La feſta ſontuoſa, ſplendida durò fino al mattino e le mille fiamme dei candelabri lottarono coi raggi del ſole ch'entravano dalle fineſtre e che ſubito valſero a far fuggire le ſignore.

Ma Armando non potè reſtare fino alla fine. Verſo le due fu preſo da una febre ardente e dovette tornare a Parigi e metterſi a letto.[var]var.1877: Ma Armando non potè restare. Fu preso da una febbre ardente e dovette andarsene. Cette correction portant sur la temporalité narrative, le temps raconté, supprime la mention de la durée de présence d’Armando au bal. La mention du lit, occultée, déconstruit la représentation du malade enfiévré dans son lit, bien que la mention de fièvre comme symptôme soit conservée. La fièvre en tant que symptôme somatique aparait à la suite de fortes émotions.

La cura del cavaliere era sbagliata completamente; le diſtrazioni, le emozioni ſpecialmente non potevano che peggiorare il ſuo ſtato. – Il medico diſſe che il caſo ſi faceva graviſſimo; la toſſe aumentava.

Il cavaliere portò nella dimora dell'artiſta tutti i conforti che la ricchezza può dare e fu curato il meglio poſſibile. Ma l'etiſia progrediva.

Intanto, di giorno in giorno, continuava ad eſſere più in voga. Ricevette venti lettere dalla Champroſé, che non ebbe la pazienza di leggere tutte. Un'altra delle più alla moda lo mandò a invitare ad una delle ſue cene intime. La conteſſa di Grives, andava tutti i giorni, nel ſuo cocchio dorato, a prenderne le notizie. Perfino la marcheſa fece lo ſteſſo; anzi chieſe di vederlo.

Ma oramai era troppo tardi. Tutto era finito e dei trionfi che avrebbe potuto avere, dell'amore e perfino della gloria non ſi curava più. Ora la ſteſſa ſocietà che lo aveva diſprezzato, lo portava alle ſtelle, ma che gliene importava? E intanto, eſſa che lo aveva reſpinto ſi occupava ora di quel morente, laſſù in quella ſoffitta, come certo non ſe ne ſarebbe mai occupato ſe non foſſero ſtate le circoſtanze che influivano ſulla moda del momento.

Contro i comandi del medico, egli ſtava alzato e lavorava. Il cavaliere lo laſciava fare, penſando ch'era inutile contrariarlo. Il quadro a cui lavorava era quello, coperto miſterioſamente di ſeta verde, che Verny aveva veduto la prima volta che lo aveva trovato.

Era la teſta della marcheſa di S-Aubin ch'egli diſegnava di memoria. Nei giorni di vita e di paſſione l'aveva abbozzata; ed ora, ſull'orlo della tomba, quaſi ſtaccato dalle coſe terrene, gli venne il deſiderio di finirla - unico reſto del morto amore, ultimo addio al mondo, che pur laſciava ſenza dolore. Egli ſi ſentiva il biſogno di lavorare indefeſſamente, anſioſamente, e di finirla.

Si miſe al lavoro e cominciò col terminare il diſegno che aveva ſchizzato ſulla tela. Allora avvenne una coſa ſtraordinaria . . . . .

La ſua mano non riſpondeva più alla mente. Egli era come ſpinto da una forza ſuperiore, e ciò che la matita ſegnava non era più quello che ſuggeriva l'imaginazione. Egli voleva tradurre ſulla tela quel profilo fino, ariſtocratico, capriccioſo; quel modello di donna forte, voluttuoſa... e invece il ſuo pennello tracciava una figura aerea, puriſſima vergine, più d'angelo che di donna. Voleva ſegnare quell'ammaſſo di capelli coperti di cipria, in cui ſi frammiſchiavano fiori e gemme, e involontariamente invece ſulla tela ondeggiavano delle chiome bionde, ſciolte, naturali, che cadevano ſu d'una veſte candida e baciavano una guancia bianca, diafana. – La figura che appariva ſul quadro era ideale, angelica, bella come un ſogno di poeta, con due occhi celeſti che ignoravano la terra.

Egli lavorava, lavorava ſenza quaſi accorgerſi di ciò che faceva. Era ſpinto da qualcoſa di fatale e una luce ſerena uſciva dal ſuo ſguardo. Una forza invincibile lo coſtringeva.

Egli dipingeva..... Il cavaliere taceva, guardandolo attonito e addolorato. E ſulla tela la miſtica figura, lavoro quaſi involontario, rivelazione dall'alto, ſi ſtaccava a poco a poco dall'ombra del fondo.....

Finalmente l'ultima ora ſcoccò. Il pennello gli cadde dalla mano. - Fu portato ſul letto. Vedendolo, non lo ſi ſarebbe detto un morente, poichè un ſorriſo paſſava ſulle ſue labra.

Oh quanto era lontano dalli appartamenti della marcheſa e dalle ſale di Verſailles! – Nel ſuo occhio ingrandito mille viſioni paſſavano. Eran figure di donna, ma figure celeſti che nulla avevano a che fare con li angeli della terra; non erano più i ſontuoſi abiti di broccato e di raſo, nè le alte pettinature incipriate, nè i viſini ariſtocratici e imbellettati, ornati di qualche neo, nè le ſcarpette a talloni roſſi, nè i ventagli miniati; - erano veſti bianche e cadenti, fatte ſi direbbe d'aria teſſuta, eran pupille azurre e pure,[var]var.1877: erano vesti bianche e cadenti, eran pupille azzure e pure L’auteur réécrit la description matérielle du vêtement comme objet de la vie quotidienne. Le vêtement initialement décrit est réévalué surtout du point de vue de sa qualité.eran chiome lunghe e finiſſime, erano ſguardi pieni di bontà e d'amore!....

All'eſtremo iſtante, la marcheſa di S-Aubin entrò nella ſtanza. – « Silenzio! » diſſe il cavaliere. « Fermatevi; egli non vi vede più, marcheſa. » Infatti, Armando non la vedeva, era ben lontano da lei. Nel ſuo occhio vi era il raggio ſupremo.

Egli era aſſopito. La ſua teſta ſtanca poſava ſui cuſcini; la bocca gli ſi agitava. D'improvviſo una luce ſembrò paffargli ſul viſo. Si rianimò debolmente e allungò la ſua mano bianca e magra verſo il quadro. « Oh, non vedete ? Viene, viene, s'avanza..., mi ſtende le braccia!.... Oh come è bella!.... E non è una donna, è Furono le ſue ultime parole. La teſta ricadde ſui cuſcini per non ſollevarſi più.

In quel momento un prete ch'era ſtato chiamato in fretta, entrò – troppo tardi. - Il cavaliere uſcì con la marcheſa. Sulla ſcala trovarono la Champroſé che a tutti conti voleva vedere Armando. Ma vide Verny che piangeva e non chieſe più nulla. La marcheſa le paſſò davanti ſdegnoſamente ed ella la guardò in traverſo.

La marcheſa non ſi potè conſolare della morte d'Armando che arrivando a prendere il poſto della Grives nel cuore di S. M. - Queſta volle portare il lutto per il pittore, a grande ſcandalo di molti.

La ſtoria d'Armando fece una tale impreſſione che ſe ne parlò per quindici giorni. Ora non può accadere che ſi arrivi a parlare sì lungamente d'un avvenimento qualunque; ma in quei tempi rococò anche queſto era poſſibile.